Le Mondial 2026 confirme une tendance forte du football africain. De nombreux joueurs sélectionnés par les pays africains ne sont pas nés dans le pays qu’ils vont représenter. Le Maroc, l’Algérie, la RD Congo, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Ghana, la Tunisie ou encore le Cap-Vert s’appuient largement sur des profils formés en Europe, souvent en France, en Belgique, en Espagne, aux Pays-Bas ou en Angleterre. Cette réalité reflète le poids grandissant de la diaspora dans les projets sportifs africains.
Dans cette liste, plusieurs noms majeurs ressortent. Achraf Hakimi, Ismael Saibari, Brahim Diaz et Yassine Bounou portent le Maroc sans être nés au Maroc. Côté Algérie, Rayan Aït-Nouri, Houssem Aouar, Farès Chaïbi, Riyad Mahrez, Amine Gouiri ou encore Ramiz Zerrouki illustrent aussi cette force de la diaspora. La RD Congo compte également de nombreux joueurs nés en Europe, comme Lionel Mpasi, Arthur Masuaku, Cédric Bakambu, Yoane Wissa ou Aaron Wan-Bissaka. La Côte d’Ivoire n’échappe pas à cette dynamique avec Yahia Fofana, Evan N’Dicka, Guéla Doué, Seko Fofana, Nicolas Pépé, Evann Guessand ou Elye Wahi.
Ce phénomène n’est pas nouveau, mais il prend une dimension encore plus visible avec le Mondial élargi à 48 équipes. L’Afrique aura 10 représentants en 2026, avec l’Égypte, le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, le Ghana, le Cap-Vert, l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la RD Congo. Cette présence massive, combinée au poids des binationaux, montre que le football africain avance désormais avec deux forces complémentaires, les talents locaux et les joueurs issus de la diaspora.


