Arsène Wenger participera à la conférence stratégique de la CAF prévue du 7 au 9 octobre au Cap-Vert. L’ancien entraîneur d’Arsenal, aujourd’hui directeur du développement du football mondial à la FIFA, doit intervenir avec le groupe d’étude technique de l’instance internationale. Sa mission sera notamment d’analyser les performances des dix représentants africains au Mondial 2026 et d’identifier les enseignements utiles en vue de 2030.
Le sujet est particulièrement important après une Coupe du monde historiquement positive pour le continent. Neuf des dix équipes africaines engagées ont franchi la première phase et atteint les matchs à élimination directe. La CAF veut désormais comprendre ce qui a fonctionné : préparation physique, organisation tactique, profondeur des effectifs, qualité des joueurs formés en Europe et en Afrique, gestion des calendriers ou encore utilisation de la donnée.
Wenger et les experts de la FIFA apporteront une lecture technique destinée à aller au-delà des impressions. L’objectif n’est pas simplement de célébrer un bon tournoi, mais de déterminer quelles tendances peuvent être reproduites et quels écarts subsistent avec les sélections les plus performantes du monde. Les entraîneurs nationaux présents pourront confronter ces analyses à leur expérience directe du terrain.
La perspective de 2030 donne à cette réunion une dimension stratégique. Les fédérations africaines veulent éviter qu’un résultat exceptionnel reste isolé. Pour transformer les progrès du Mondial 2026 en véritable cycle de performance, il faudra renforcer les filières de jeunes, la formation des entraîneurs, les infrastructures et la coordination entre clubs et sélections. L’analyse de Wenger ne sera donc qu’un point de départ : la question essentielle sera de savoir comment convertir les enseignements techniques en politiques durables sur l’ensemble du continent.
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