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Des internationaux algériens lors d'une rencontre de sélection
Les retraites internationales de plusieurs cadres africains en 2026 ouvrent de nouvelles successions dans leurs sélections.

Mahrez, Mendy, Fofana, Seri, Mandi, Iñaki Williams : six retraites qui ouvrent autant de successions

Six départs, quatre sélections et surtout six fonctions différentes à redistribuer. En 2026, Riyad Mahrez et Aïssa Mandi ont quitté l’Algérie, Édouard Mendy a refermé son chapitre avec le Sénégal, Jean-Michaël Seri et Seko Fofana ont fait de même avec la Côte d’Ivoire, tandis qu’Iñaki Williams a arrêté avec le Ghana. Les noms sont prestigieux, mais la question de leur succession ne peut pas se résoudre par six échanges poste pour poste.

En Algérie, Mahrez représentait à la fois la création côté droit, l’expérience et une forte responsabilité dans les moments décisifs. La première liste de Brahim Hamdani montre plutôt une répartition de ces tâches entre plusieurs joueurs. Ibrahim Maza et Anis Hadj Moussa ont déjà marqué contre la Zambie, Mohamed Amoura et Amine Gouiri restent des solutions majeures, et Bachir Belloumi ou Adil Boulbina augmentent encore le choix offensif. La retraite de Mandi pose un problème différent : elle touche davantage au leadership défensif et à la continuité d’une charnière, des responsabilités qui devront être absorbées collectivement par les défenseurs conservés dans le groupe.

Au Sénégal, le passage de témoin est plus lisible dans les buts. Édouard Mendy est parti après 59 sélections et 31 matches sans encaisser. Dans la première liste de Patrick Vieira, Yehvann Diouf est présenté comme un gardien appelé à prendre davantage de poids, avec Mory Diaw, Ngagne Demba Thiam et Mamour Ndiaye dans la concurrence. Le Sénégal ne remplace pas seulement un gardien : il perd aussi un joueur lié au premier sacre continental du pays.

La Côte d’Ivoire doit, elle, reconstruire une partie de son milieu après les retraites de Seri et Fofana. Hervé Renard a appelé huit nouveaux joueurs dès son premier rassemblement, et Malick Yalcouyé a même marqué contre le Ghana. Autour de Franck Kessié et Ibrahim Sangaré, des profils comme Amadou Koné, Eddy Doué ou Christ Inao Oulaï peuvent progressivement modifier l’équilibre du secteur. Le volume de nouveautés permet plusieurs combinaisons, mais l’expérience des deux champions d’Afrique ne se reconstitue pas en une fenêtre internationale.

Le Ghana dispose d’un autre type de relève après Iñaki Williams. Mohammed Kudus est revenu dans le groupe, Antoine Semenyo, Ernest Nuamah, Abdul Fatawu Issahaku, Ibrahim Osman ou encore Jordan Ayew donnent à Carlos Queiroz plusieurs options offensives. Le vrai travail des quatre sélections sera donc de reconstruire des responsabilités : qui crée, qui guide, qui sécurise et qui décide quand les matches se tendent. C’est cette redistribution, plus que la recherche d’un sosie footballistique, qui déterminera la réussite de leur transition.

Le calendrier des qualifications rend cette reconstruction immédiate. Les nouveaux titulaires ne disposent pas d’une longue série de matches amicaux pour apprendre leur rôle : ils doivent prendre des points tout en consolidant une nouvelle hiérarchie. Cela favorise les sélections qui conservent quelques repères forts autour desquels les responsabilités peuvent circuler. L’Algérie garde par exemple Bensebaïni et Bentaleb, la Côte d’Ivoire s’appuie encore sur Kessié, le Sénégal sur Koulibaly et Gana Gueye, et le Ghana sur plusieurs internationaux du dernier Mondial. Les successions les plus réussies seront probablement celles qui combinent cette mémoire collective avec l’émergence de joueurs capables d’assumer progressivement les moments décisifs.

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