Le TP Mazembe conserve son titre de champion de RDC après une nouvelle décision favorable dans le litige qui l’oppose au FC Les Aigles du Congo. La Commission de discipline et des contentieux de la FECOFA a déclaré recevable la contestation du club kinois concernant l’éligibilité de Chadrack Bingi Belo, mais l’a jugée non fondée. La décision a été notifiée aux parties le 30 septembre.
Les Aigles du Congo contestaient les conditions administratives dans lesquelles Bingi Belo avait été aligné lors des play-offs. Le dossier portait notamment sur la validité de sa licence et sur des éléments d’identité relevés dans différents documents. La commission a estimé que les arguments présentés ne permettaient pas d’établir une fraude suffisamment caractérisée pour remettre en cause le résultat sportif et, par extension, le classement qui avait conduit au sacre du TP Mazembe.
Cette décision confirme donc le titre 2025-2026 au niveau de l’instance fédérale compétente. Elle ne signifie pas pour autant que toutes les voies de recours théoriques sont épuisées. Les dirigeants des Aigles du Congo avaient auparavant évoqué la possibilité de saisir le Tribunal arbitral du sport s’ils n’obtenaient pas gain de cause au niveau national. À ce stade, aucune saisine officielle du TAS n’est documentée. Les Aigles du Congo avaient seulement évoqué cette possibilité.
Le dossier Bingi Belo rappelle la place croissante des contentieux administratifs dans les championnats africains. Les titres ne se jouent plus uniquement sur le terrain lorsque l’éligibilité d’un joueur est contestée. Pour Mazembe, la décision apporte une sécurité supplémentaire autour de son sacre. Pour les Aigles du Congo, le choix est désormais stratégique : accepter la décision nationale ou poursuivre le combat juridique dans une autre instance, avec les coûts et délais que cela implique.
La portée sportive de la décision est immédiate : elle verrouille, au niveau national, le classement ayant conduit au sacre de Mazembe. Un éventuel recours international aurait un autre calendrier et ne suspendrait pas automatiquement tous les effets de la décision actuelle. La prochaine étape dépendra donc d’une éventuelle saisine formelle du TAS par les Aigles du Congo.








