Le mot « club » donne parfois l’impression qu’il existe partout le même modèle de propriété. En réalité, le football africain rassemble des structures juridiques très différentes. Certaines équipes sont des associations à but non lucratif, d’autres ont été créées par des entreprises publiques ou privées, des institutions militaires, la police, des universités ou des collectivités. Depuis plusieurs années, les sociétés sportives et les propriétaires privés prennent également une place croissante.
Les clubs d’entreprise sont nés lorsque de grandes sociétés ont créé des équipes pour leurs salariés ou pour représenter une activité industrielle. Mines, chemins de fer, banques, compagnies d’électricité ou grandes entreprises publiques ont ainsi marqué l’histoire de plusieurs championnats africains. Les clubs militaires et de police répondent à une logique comparable : ils ont d’abord été liés à une institution de l’État, même si leur fonctionnement moderne peut être plus autonome.
D’autres clubs reposent sur le modèle associatif. L’ASEC Mimosas, par exemple, se définit officiellement comme une association à but non lucratif. Dans ce type de structure, des membres, dirigeants élus ou organes statutaires encadrent le club. Ailleurs, un investisseur, un groupe industriel ou une société détient l’entité professionnelle, parfois avec une association historique qui conserve une partie de l’identité ou des droits.
Il faut donc distinguer l’origine d’un club de sa propriété actuelle. Un nom faisant référence à l’armée, au chemin de fer ou à une entreprise ne signifie pas forcément que cette institution contrôle encore aujourd’hui toutes les décisions. Les lois nationales, les statuts du club et les réformes du football professionnel peuvent avoir transformé la gouvernance. Pour savoir « à qui appartient » une équipe africaine, il faut regarder sa forme juridique actuelle plutôt que se fier uniquement à son nom.
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