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Ibrahim Traoré lors d’une audience avec de jeunes footballeuses burkinabè
Ibrahim Traoré a annoncé de prochaines décisions concernant l’organisation du football burkinabè.

Burkina Faso : Ibrahim Traoré juge le football « malade » et annonce des décisions

Le président burkinabè Ibrahim Traoré annonce une intervention sur l’organisation du football national. Dans une déclaration consacrée aux difficultés du secteur, il a résumé son diagnostic en une formule directe : « Notre football est malade, et nous allons trouver des remèdes. » Il affirme que des décisions importantes doivent être prises rapidement avant de relancer de nouveaux investissements.

Le chef de l’État présente le problème comme structurel. À ses yeux, injecter davantage de moyens ne suffirait pas si les mécanismes de gestion, d’organisation et de développement ne sont pas d’abord remis en ordre. Il annonce donc l’arrivée de « nouvelles choses » dans les prochains jours, sans détailler à ce stade la liste des mesures qui seront adoptées ni leur impact sur les organes actuels du football burkinabè.

Cette prise de parole intervient alors que les relations entre pouvoirs publics et fédérations nationales restent encadrées par les règles de la FIFA sur l’indépendance des associations membres. Au Burkina Faso, toute réforme impliquant directement l’État sera donc observée de près par les acteurs locaux comme par les instances internationales. Traoré n’a pas annoncé la dissolution d’une structure fédérale ni présenté un nouveau modèle de gouvernance complet dans les déclarations publiées.

Le président a parallèlement salué le potentiel des jeunes footballeurs et footballeuses du pays. Une récente audience avec les Étalons U15 filles, médaillées d’argent à la Coupe d’Afrique scolaire, lui a permis de mettre en avant la formation et l’accompagnement des talents. Le message combine ainsi critique du fonctionnement actuel et volonté de soutenir la relève. Les prochaines décisions préciseront la portée concrète de cette réforme annoncée.

La question centrale sera désormais celle de la forme prise par ces décisions. Le pouvoir peut soutenir les infrastructures, la formation et le financement du sport, tandis que la conduite des affaires fédérales reste soumise aux statuts de l’association et aux règles internationales. Le Burkina Faso devra donc concilier la volonté présidentielle de réforme avec le fonctionnement institutionnel du football s’il veut éviter une nouvelle source de tension.

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