Le football africain ouvre ce 7 octobre à Santa Maria, sur l’île de Sal au Cap-Vert, trois journées de discussions consacrées à sa stratégie pour les prochaines années. La CAF Strategy Conference doit réunir les représentants de ses 54 associations membres, des dirigeants continentaux, des sélectionneurs, des techniciens et plusieurs personnalités internationales autour d’un programme qui combine développement, gouvernance et analyse sportive.
Patrice Motsepe doit conduire les travaux au nom de la CAF, tandis que le président de la FIFA Gianni Infantino figure parmi les personnalités attendues. Le calendrier répartit les sujets sur trois jours. La première journée est orientée vers le développement du football, avec des discussions sur l’encadrement technique, la formation des entraîneurs, les jeunes et les structures nécessaires à la progression des fédérations.
Le 8 octobre, les présidents des associations membres doivent se retrouver dans une réunion stratégique consacrée aux grandes orientations institutionnelles. La solidité des structures nationales, la viabilité financière, la compétitivité des compétitions africaines et la coopération entre la CAF et ses membres font partie des sujets annoncés. Le dernier jour accordera une place majeure au bilan technique de la Coupe du monde 2026, tournoi au cours duquel dix sélections africaines ont participé et neuf ont atteint la phase à élimination directe.
Cette conférence arrive donc dans un contexte inhabituel : l’Afrique sort de sa meilleure performance collective dans un Mondial élargi à 48 équipes. La CAF veut transformer cette progression ponctuelle en base de travail pour le cycle menant à 2030. L’enjeu des réunions de Sal sera de relier les leçons du très haut niveau aux réalités des fédérations : formation, compétitions de jeunes, gouvernance, infrastructures et capacité à produire davantage de techniciens africains qualifiés.
La place accordée aux entraîneurs africains sera également suivie de près. Six techniciens africains dirigeaient des sélections du continent lors du Mondial 2026, un signal que la CAF veut inscrire dans une politique plus large de formation locale. Les discussions de Sal doivent ainsi relier les résultats des équipes nationales aux parcours de certification, à la formation des cadres et à la capacité des fédérations à conserver des compétences techniques sur le continent.
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