Le déplacement du Burkina Faso vers l’Argentine a connu un nouveau rebondissement à quelques heures du match prévu à Buenos Aires. Après l’annulation du vol initial déjà signalée par la Fédération burkinabè de football, un vol privé a finalement été mobilisé pour permettre à une partie de la délégation de rejoindre l’Argentine. Le voyage a toutefois été précédé par de fortes tensions au sein du groupe.
Dans un récit livré à la chaîne argentine TN, le journaliste Romain Molina affirme que plusieurs joueurs ont refusé les conditions de voyage qui leur avaient été proposées. Le trajet prévu aurait imposé environ 25 heures de déplacement en classe économique, avec plusieurs étapes, alors que le match approchait. Molina rapporte également que des joueurs réclamaient une compensation financière pour cette rencontre et que certains ont finalement décidé de quitter le rassemblement.
Selon ce même récit, le ministère burkinabè des Sports a été directement impliqué dans les discussions. Un responsable gouvernemental s’est rendu auprès du groupe au Maroc afin de trouver une solution et de permettre au déplacement de se poursuivre. La formule finalement retenue aurait été l’affrètement en urgence d’un vol privé direct depuis Casablanca, pour un coût estimé par TN à près d’un demi-million de dollars.
Ces informations complètent le communiqué initial de la FBF, qui avait expliqué que le vol prévu le 30 septembre avait été annulé par le prestataire, obligeant la fédération, le ministère et l’ambassade burkinabè au Maroc à chercher une solution. La fédération n’avait alors pas détaillé les désaccords internes évoqués ensuite par Molina.
Le dossier reste donc marqué par deux éléments distincts : un problème logistique officiellement reconnu par la FBF et, selon les informations rapportées par TN, une contestation des conditions de voyage et des modalités financières par une partie des joueurs. Le match contre l’Argentine reste programmé, mais le Burkina Faso devrait l’aborder avec une préparation perturbée et un groupe potentiellement réduit par les départs signalés.








