Dans le football de jeunes, une différence de deux ou trois années peut modifier considérablement les capacités physiques. C’est pourquoi la CAF utilise un protocole médical particulier dans certaines compétitions, notamment chez les garçons de moins de 17 ans. L’outil le plus connu est l’IRM du poignet, souvent présentée à tort comme une machine capable de révéler l’âge exact d’un joueur.
Le principe est différent. L’examen observe le niveau de maturation osseuse du poignet, généralement à partir de la main gauche. Les images sont ensuite étudiées selon un protocole défini et par des spécialistes autorisés. L’objectif n’est pas d’annoncer qu’un joueur a précisément 16 ans, 4 mois et 12 jours, mais de déterminer s’il répond aux critères d’éligibilité fixés pour la compétition U17.
La CAF a renforcé ce système afin de limiter les contestations et les fraudes liées aux catégories d’âge. Les examens peuvent être réalisés avant ou pendant les compétitions, et les images sont transmises au panel médical compétent. Un joueur déclaré non éligible ne peut pas participer, même si ses documents administratifs indiquent un âge compatible avec la catégorie.
Cette méthode a cependant ses limites. La maturation osseuse varie d’un individu à l’autre et l’IRM ne remplace pas l’état civil. C’est pour cela qu’elle est utilisée comme outil d’éligibilité sportive dans un cadre précis, et non comme une preuve universelle de la date de naissance. Le contrôle combine donc documents, procédures administratives et examen médical lorsque le règlement de la compétition le prévoit.
Votre rendez-vous : Le Brief FootAfrique — Matin.








