Le Tchad et LaLiga ont officialisé une coopération de plusieurs années destinée à renforcer les structures du football tchadien. L’accord de conseil a été conclu entre la ligue espagnole et le ministère tchadien de la Jeunesse et des Sports. Il doit couvrir plusieurs domaines, de l’identification des jeunes talents à la formation des techniciens, en passant par l’accompagnement de la future académie nationale et l’amélioration de l’organisation du championnat.
La première phase sera principalement consacrée aux fondations du projet. LaLiga doit apporter son expertise à une campagne nationale de détection, à la création d’un système de suivi des joueurs repérés et à la définition du modèle de la future académie. Des formations sont également prévues pour les entraîneurs, dirigeants et responsables sportifs. Un diagnostic du championnat local doit compléter ce travail afin de produire une feuille de route pour sa transformation.
Le ministre Naïr Abakar s’est rendu au siège de LaLiga à Madrid avec une délégation tchadienne pour formaliser le partenariat. Les deux parties présentent le programme comme un transfert de méthodes plutôt qu’une simple opération ponctuelle. Les étapes suivantes doivent porter sur la mise en œuvre de l’académie, la continuité du suivi des jeunes, l’application des recommandations formulées pour les clubs et le championnat, ainsi que la montée en compétence des professionnels locaux.
Pour le football tchadien, l’enjeu dépasse donc l’organisation d’un camp ou d’une série de stages. Le projet cherche à créer des mécanismes durables capables d’améliorer la formation et l’administration du jeu national. LaLiga affirme avoir déjà conduit plus d’un millier de projets internationaux depuis 2015 dans une soixantaine de pays. Cette expérience doit désormais être adaptée aux réalités tchadiennes, avec l’objectif affiché de laisser les outils et les compétences au sein de l’écosystème local.
Le projet sera observé sur sa capacité à produire des effets mesurables dans les clubs et les sélections de jeunes. La création d’une académie ou la formation d’entraîneurs n’a d’impact durable que si les structures locales peuvent ensuite fonctionner avec leurs propres ressources. Le partenariat prévoit précisément une montée en puissance progressive plutôt qu’un déploiement uniforme dès la première année.








