Après sa première qualification mondiale et un passage en phase à élimination directe, le pays accueille désormais la conférence stratégique de la CAF.
La conférence donne au Cap-Vert un rôle de pays hôte du débat stratégique au moment où son propre parcours sportif fait l’objet d’analyses. Le parallèle est intéressant, mais il ne suffit pas à faire du modèle cap-verdien une recette universelle. La CAF devra examiner les mécanismes concrets de cette réussite et les limites de leur application ailleurs.
Le Cap-Vert a découvert la Coupe du monde en 2026 et a franchi la phase de groupes dès sa première participation. Son parcours s’est arrêté en seizièmes de finale, après une défaite 3-2 contre l’Argentine au terme de la prolongation, selon le bilan présenté par la CAF. La sélection a ainsi donné au pays une visibilité sportive inhabituelle pour un archipel disposant d’un vivier de joueurs relativement limité.
C’est dans ce contexte que Santa Maria, sur l’île de Sal, accueille la conférence stratégique de la CAF du 7 au 9 octobre. Les représentants des 54 associations membres doivent y réfléchir à la formation, au développement technique et aux conditions permettant aux équipes africaines de rester compétitives au niveau mondial. Le choix du lieu rappelle qu’un projet cohérent peut produire des résultats au-delà de la taille démographique d’un pays.
Le parcours cap-verdien ne peut pas être reproduit mécaniquement partout : chaque sélection dispose d’un championnat, d’un réseau de joueurs et d’un environnement institutionnel différents. Il fournit néanmoins un cas de travail pour examiner la continuité d’un projet, la mobilisation de la diaspora sportive et l’efficacité de la préparation. Ce sont ces enseignements, plutôt qu’un slogan, qui intéressent la conférence.
Le choix de Sal n’efface pas non plus les défis du football insulaire : les déplacements, l’accès aux oppositions de haut niveau et la coordination des joueurs peuvent y demander une organisation particulière. La réussite cap-verdienne mérite d’être étudiée précisément sous cet angle. Elle montre surtout qu’un projet sportif peut progresser lorsque les contraintes sont identifiées et traitées méthodiquement.
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