Sabri Lamouchi a raconté avec franchise la fin brutale de son passage à la tête de la Tunisie. Nommé sélectionneur en janvier 2026, le technicien franco-tunisien a été limogé après la défaite 5-1 contre la Suède lors du premier match des Aigles de Carthage à la Coupe du monde. Il est ainsi devenu le premier entraîneur à perdre son poste après une seule rencontre disputée dans un Mondial.
Dans un entretien accordé à The Athletic et repris par plusieurs médias, Lamouchi explique avoir été convaincu de pouvoir faire évoluer la sélection. Il dit toutefois avoir découvert un décalage entre sa vision et celle de son environnement de travail. Pour décrire la situation, il utilise une comparaison très personnelle avec un mariage où l’une des deux parties ne se présenterait finalement pas.
L’ancien sélectionneur de la Côte d’Ivoire ne cache pas la violence de l’épisode. Il reconnaît que la manière dont son expérience tunisienne s’est terminée a été humiliante et difficile pour lui, son staff et sa famille. Malgré cela, il refuse de présenter sa carrière comme brisée et rappelle qu’il se considère privilégié de continuer à travailler dans le football.
La Fédération tunisienne avait rapidement nommé Hervé Renard pour poursuivre le Mondial. Plusieurs mois plus tard, Lamouchi semble désormais regarder vers la suite. Il affirme être prêt pour un nouveau défi si une opportunité se présente. Son témoignage met surtout en lumière la fragilité du poste de sélectionneur : quelques mois de préparation peuvent être balayés par un seul résultat lorsque la confiance entre les différentes parties est déjà insuffisante.
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