Le ministre ghanéen des Sports et des Loisirs, Kofi Adams, ne réduit pas les difficultés des Black Stars à une simple mauvaise série. Dans des propos relayés le 12 octobre 2026 par Max FM, il s’est déclaré préoccupé par les performances de l’équipe nationale et a présenté la situation comme un problème structurel touchant aussi bien l’encadrement que le vivier de joueurs. Cette analyse intervient après un début raté des qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations 2027, marqué par deux défaites qui ont placé la sélection sous pression.
Le Ghana s’est incliné face à la Côte d’Ivoire avant de perdre à domicile contre la Gambie, 4-2. Ces résultats ont précipité la séparation, par consentement mutuel, entre la fédération et le sélectionneur Carlos Queiroz au début du mois d’octobre. Le départ du technicien portugais a ouvert une nouvelle recherche d’entraîneur, mais les responsables politiques et sportifs ont également été interpellés sur la gouvernance, la formation et la capacité à renouveler les cadres de l’équipe nationale. Le débat dépasse désormais les choix opérés sur un seul rassemblement.
Le ministère et la Fédération ghanéenne de football ont convenu de plusieurs mesures lors d’une réunion de crise. Selon l’agence Ghana News Agency, elles comprennent un comité de cinq membres chargé de recommander un nouveau sélectionneur et une réflexion sur la filière des jeunes, des moins de 15 ans aux moins de 20 ans. Les discussions portent aussi sur une meilleure observation du championnat national, afin d’élargir le recrutement des Black Stars. La réussite de ces annonces dépendra de leur application, plutôt que de leur seule présentation.
À court terme, le Ghana doit surtout éviter que les premiers revers ne compromettent durablement sa campagne continentale. À moyen terme, la question est plus exigeante : définir des responsabilités claires entre le ministère, la fédération et l’encadrement technique sans fragiliser l’autonomie sportive. Kofi Adams a ainsi placé le sujet sur le terrain des réformes. Les prochains rendez-vous internationaux permettront de mesurer les premiers signes d’amélioration, mais aucune nomination ou réorganisation ne peut, à elle seule, garantir un redressement immédiat.
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