Le parquet algérien a requis dix années de prison ferme contre chacun de trois anciens présidents de la Fédération algérienne de football, lors d’une audience tenue jeudi 15 octobre au tribunal de Sidi M’Hamed, à Alger. Selon les informations relayées le 16 octobre par Afrik-Foot, les réquisitions visent Kheïreddine Zetchi, Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef dans un dossier concernant la gestion financière de la FAF.
Les débats judiciaires portent sur de présumées irrégularités administratives et financières, notamment l’examen de contrats, de dépenses et de décisions prises au sein de l’instance. Plusieurs autres anciens responsables font également partie de la procédure. Le dossier est sensible en raison des fonctions exercées par les prévenus et de la place de la fédération dans la vie sportive algérienne. Il exige toutefois une distinction claire entre les accusations du ministère public et les faits judiciairement établis.
Les trente années de prison évoquées dans certains titres correspondent à la somme des peines demandées pour ces trois personnes, et non à une condamnation commune déjà prononcée. Les prévenus restent présumés innocents tant qu’un jugement définitif n’a pas établi leur responsabilité. Cette précaution est essentielle pour comprendre le stade de la procédure et éviter de confondre les réquisitions avec la décision qui appartiendra à la juridiction.
La suite du procès devra permettre à chaque défense de répondre aux éléments avancés par l’accusation, puis au tribunal de se prononcer. Au-delà des personnes mises en cause, l’affaire relance le débat sur les mécanismes de contrôle et de transparence au sein des fédérations sportives. Les prochaines audiences seront donc suivies à la fois pour leur portée judiciaire et pour les enseignements qu’elles pourraient apporter à la gouvernance du football national.








