Le football zimbabwéen avance vers l’utilisation de l’assistance vidéo à l’arbitrage dans ses compétitions nationales. La Zimbabwe Football Association a engagé un travail préparatoire avec la FIFA et des partenaires locaux afin de bâtir le dispositif technique et humain nécessaire. Le projet ne se résume pas à l’achat d’équipements : il implique la formation des arbitres, la définition des procédures opérationnelles, la disponibilité des infrastructures et la capacité des stades à accueillir le système.
Une réunion de lancement organisée à Harare a réuni les acteurs chargés de préparer le déploiement. La FIFA accompagne le processus sur les standards à respecter, tandis que le soutien financier et logistique annoncé doit aider la fédération à franchir les différentes étapes. La VAR intervient sur un nombre limité de situations — buts, penalties, cartons rouges directs et erreurs d’identité — avec une responsabilité finale qui reste entre les mains de l’arbitre principal.
Le Zimbabwe rejoint ainsi plusieurs fédérations africaines qui cherchent à étendre l’usage de la vidéo au-delà des compétitions continentales. Le défi est particulièrement important dans un championnat national : l’outil doit pouvoir fonctionner de manière régulière, avec une qualité d’image suffisante, des communications fiables et des officiels formés selon le même protocole. Une mise en service sans ces conditions risquerait de créer de nouvelles inégalités entre les rencontres.
La ZIFA n’a pas présenté cette étape comme une généralisation immédiate de la VAR à tous les matchs. Le calendrier dépend encore de la formation, des tests et de la conformité des installations. L’avancée actuelle marque néanmoins un changement concret : le projet est désormais entré dans une phase technique structurée, avec des responsables identifiés et un accompagnement destiné à préparer son utilisation dans le football domestique.
La phase de test sera déterminante pour éviter que la technologie ne crée des interruptions excessives ou des décisions incohérentes. La qualité de la formation des arbitres vidéo, la communication avec l’arbitre central et la disponibilité de plusieurs angles de caméra seront aussi importantes que le matériel lui-même. Le projet zimbabwéen entre donc dans une étape où l’organisation compte autant que la technologie.








