Lorsqu’un capitaine soulève la Coupe d’Afrique des nations, la scène donne l’impression que le trophée appartient désormais au pays champion. En réalité, le règlement actuel est plus précis : le trophée officiel de la compétition reste la propriété de la Confédération africaine de football. Le vainqueur le reçoit pour les célébrations et la période qui suit le tournoi, mais il doit ensuite le restituer à la CAF selon le calendrier prévu.
Les règlements de la compétition imposent notamment que le trophée soit rendu au secrétariat général de la CAF avant l’édition suivante. La fédération championne peut conserver des répliques et les médailles remises à l’équipe. Cela permet au trophée principal de rester attaché à la compétition elle-même plutôt qu’à un seul vainqueur.
L’histoire de la CAN a pourtant connu un autre système. Les premiers trophées pouvaient être conservés définitivement par une sélection ayant remporté la compétition trois fois. Le Ghana a ainsi gardé le premier trophée après son troisième sacre, et le Cameroun a ensuite conservé le deuxième après avoir lui aussi atteint ce seuil. Lorsque la CAF a introduit le trophée moderne au début des années 2000, elle a abandonné cette logique de transfert définitif.
Cette évolution explique pourquoi certaines histoires anciennes donnent l’impression qu’un pays peut encore « gagner le trophée pour toujours ». Ce n’est plus le fonctionnement actuel. Aujourd’hui, ce que la sélection conserve définitivement, c’est son titre dans le palmarès, ses médailles et les répliques officielles. Le trophée principal, lui, continue son voyage d’une édition à l’autre.
À suivre : Tracker CAN 2027 — calendrier, résultats et qualifications.








