Le Maroc s’apprête à accueillir la Coupe du monde féminine des moins de 17 ans, programmée du 17 octobre au 7 novembre 2026. À deux jours du coup d’envoi, les Lioncelles de l’Atlas peaufinent leurs derniers réglages pour un tournoi qui se jouera devant leur public. Placées dans le groupe A avec l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande et l’Argentine, les jeunes Marocaines font face à une opposition variée. Leur objectif sera de réussir leur entrée en matière puis de rester en course pour la qualification.
L’avantage du terrain peut représenter un soutien important, mais il s’accompagne aussi d’attentes particulières. Les joueuses devront gérer les émotions d’une première grande compétition internationale à domicile et conserver leur organisation face à des adversaires habituées aux rendez-vous de jeunes. L’Allemagne possède une tradition de formation reconnue, l’Argentine apporte une culture technique différente et la Nouvelle-Zélande propose généralement un jeu engagé. Ces profils exigent une préparation précise, sans réduire la compétition à une hiérarchie sur le papier.
Pour le football féminin marocain, l’événement dépasse le parcours de cette seule sélection. Les rencontres offriront une vitrine aux clubs formateurs, aux éducatrices et aux joueuses qui aspirent à progresser vers les équipes seniors. La réussite d’une compétition à domicile se mesure également à la qualité de son organisation et à la capacité à attirer durablement de nouvelles pratiquantes. Les performances des Lioncelles pourront alimenter cet intérêt, mais le développement de la discipline repose surtout sur un travail de longue haleine.
À l’approche du premier match, le staff doit préserver la fraîcheur de son groupe et définir des solutions face à plusieurs systèmes de jeu. Les phases arrêtées, la discipline défensive et la maîtrise des transitions seront déterminantes pour rivaliser avec les équipes du groupe A. Le Maroc n’est pas assuré de franchir ce premier tour, mais dispose de l’occasion de mesurer les progrès de sa jeune génération. Les résultats sur le terrain apporteront bientôt les premières réponses.








