Hervé Renard retrouve la Côte d’Ivoire dans une situation très différente de celle de son premier passage. En 2015, le Français avait réussi l’exploit de conduire les Éléphants au titre continental. Onze ans plus tard, il revient avec le statut de héros, mais surtout à la tête d’une sélection dont les attentes ont considérablement augmenté. Sa nomination début août intervient après le départ d’Emerse Faé, qui avait lui-même remporté la CAN 2023 puis conduit la Côte d’Ivoire pour la première fois en phase à élimination directe d’une Coupe du monde en 2026.
C’est précisément ce qui rend la mission plus complexe. Renard ne récupère pas une équipe à relancer : il hérite d’une sélection déjà installée parmi les références africaines. De nombreux internationaux ivoiriens évoluent dans les grands championnats européens et la profondeur de l’effectif augmente mécaniquement les exigences. Être compétitif ne suffira plus : il faudra gagner.
Son passé représente également une pression supplémentaire. Le souvenir de la CAN 2015 accompagnera chacune de ses décisions, tandis que ses choix seront inévitablement comparés à ceux de Faé. Renard devra renouveler progressivement le groupe, intégrer les nouveaux talents et conserver une hiérarchie claire sans casser une dynamique déjà positive.
Le Français vise désormais une troisième CAN comme sélectionneur, après ses titres avec la Zambie et la Côte d’Ivoire.
Mais son véritable défi sera peut-être encore plus difficile : ne pas simplement retrouver le sommet, mais maintenir les Éléphants à un niveau où l’échec sera désormais beaucoup moins toléré.








