Quarante des 54 fédérations africaines seraient désormais en mesure d’organiser leurs matches internationaux à domicile, selon des chiffres présentés par Gianni Infantino lors de la conférence stratégique de la CAF au Cap-Vert. Cela laisse quatorze pays qui doivent encore recourir, au moins dans certaines compétitions, à des installations situées hors de leur territoire pour répondre aux exigences d’homologation.
Le président de la FIFA affirme qu’environ vingt-six pays étaient confrontés à cette difficulté il y a deux ans. La progression annoncée est donc importante, mais elle reste à examiner stade par stade : un terrain utilisable pour une rencontre amicale ne satisfait pas nécessairement tous les critères applicables aux éliminatoires continentales ou mondiales.
Ces délocalisations pèsent directement sur les fédérations. Elles augmentent les dépenses de transport, d’hébergement et de sécurité, compliquent la relation avec les supporters et suppriment une partie de l’avantage sportif traditionnel lié au public local. Pour les sélections aux ressources limitées, ces contraintes peuvent également perturber la préparation et réduire les recettes de billetterie.
Infantino fixe désormais l’objectif de permettre à l’ensemble des nations africaines de recevoir leurs adversaires chez elles. Pour le réaliser, il faudra non seulement construire ou rénover des enceintes, mais aussi assurer l’entretien des pelouses, l’éclairage, les vestiaires, les dispositifs de sécurité et la gestion des matches. Les résultats devront être appréciés à travers les homologations effectives plutôt qu’au seul nombre de projets annoncés. La question des normes est aussi liée aux exigences de diffusion télévisuelle et de sécurité des spectateurs. Les fédérations concernées auront besoin d’un calendrier précis des inspections pour planifier le retour de leurs sélections dans leurs propres stades.
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