Bathusi Aubaas n’aura passé qu’une dizaine de minutes sur la pelouse face à l’Érythrée. Le milieu sud-africain a été contraint de sortir après un nouveau problème physique, une image d’autant plus difficile qu’il revenait déjà d’une période marquée par les blessures. Pitso Mosimane a raconté après la rencontre combien le joueur était affecté. Pour les Bafana Bafana, la question dépasse maintenant son seul cas : combien de solutions réellement fiables restent disponibles dans l’axe ?
L’Afrique du Sud possède un vivier intéressant, mais plusieurs absences simultanées changent rapidement l’équilibre. Teboho Mokoena reste l’un des joueurs capables de dicter le tempo et d’assurer la première relance. Aubaas apporte davantage d’impact et de volume. Lorsque ces profils manquent, le staff doit reconstituer les complémentarités plutôt que simplement remplacer un nom par un autre. Un remplaçant peut être compétent sans offrir exactement les mêmes garanties dans les duels ou la lecture défensive.
Le 5-0 contre l’Érythrée a masqué une partie de ce problème parce que l’Afrique du Sud a rapidement pris le contrôle du match. Face à un adversaire capable de presser plus haut et de monopoliser le ballon, l’absence d’un milieu expérimenté devient plus visible. Le prochain test contre l’Égypte peut donc servir à mesurer les solutions de second rang : capacité à résister, à conserver la balle sous pression et à couvrir les montées des latéraux.
La profondeur d’un effectif ne se mesure pas au nombre de milieux sélectionnables, mais au maintien du niveau collectif lorsque plusieurs titulaires sont absents. C’est là que Mosimane trouvera la réponse. Si les Bafana conservent leur équilibre avec des associations nouvelles, la blessure d’Aubaas restera un contretemps individuel. Si le système perd en contrôle et en protection, elle révélera une dépendance structurelle qui devra être corrigée avant les prochains matchs officiels.
Le cas Aubaas rappelle enfin l’importance du calendrier individuel. Un joueur qui revient de blessure peut être médicalement disponible sans avoir encore retrouvé la même capacité à enchaîner les efforts. Le staff devra donc décider s’il faut protéger certains cadres ou accepter davantage de rotation, notamment lorsque qualifications et amicaux se succèdent sur une fenêtre courte.








