
Le passage d’Eric Tinkler à Asante Kotoko aura été extrêmement court. Le technicien sud-africain quitte le club après seulement quatre matchs de championnat, quelques mois après avoir été choisi pour diriger l’un des géants du football ghanéen.
Asante Kotoko a indiqué avoir accepté la demande de départ de l’entraîneur pour des raisons personnelles. Cette formulation place l’initiative du côté de Tinkler et évite de présenter la séparation comme un licenciement lié directement aux résultats.
Le contexte sportif reste cependant particulier. Quatre journées constituent une période très courte pour installer une méthode, modifier un effectif et évaluer un projet. Le prochain entraîneur devra donc reprendre une équipe dont la saison est à peine lancée, mais qui se retrouve déjà confrontée à un changement majeur.
Tinkler disposait d’une solide réputation acquise en Afrique du Sud, où il a dirigé plusieurs clubs de premier plan. Son arrivée à Kotoko devait apporter de l’expérience et une approche structurée à une institution où la pression des résultats est permanente.
Pour le club de Kumasi, l’urgence est désormais double : stabiliser le vestiaire et identifier rapidement une solution sur le banc. Une transition trop longue pourrait coûter des points dans un championnat où les écarts se construisent très tôt. Le départ de Tinkler ne permet pas réellement de tirer un bilan sportif complet de son passage ; il rappelle surtout à quel point les projets peuvent être interrompus avant même d’avoir eu le temps de prendre forme.







