Transféré cet été à Sunderland avec l’étiquette de pépite ivoirienne, Simon Adingra n’arrive pas à enchaîner les minutes. Le joueur formé à l’ASEC sort pourtant d’une saison pleine en Europe et d’une CAN réussie avec les Éléphants, de quoi laisser espérer un rôle majeur dans son nouveau club. Mais depuis le début de l’exercice, l’ailier alterne entre banc de touche et entrées tardives, loin du statut qu’on lui prête en Côte d’Ivoire.
Plusieurs éléments expliquent cette situation. D’abord, la concurrence est féroce sur les côtés, avec des joueurs déjà bien installés et habitués au rythme physique du championnat anglais. Ensuite, Adingra a connu quelques pépins physiques et problèmes d’adaptation qui ont ralenti son intégration : manque de repères avec ses nouveaux coéquipiers, exigences défensives élevées et nécessité de s’habituer à un rythme de matchs très soutenu. Autant de paramètres qui poussent son entraîneur à le gérer avec prudence plutôt qu’à le titulariser systématiquement.
Du côté du staff, le discours reste toutefois rassurant : Sunderland compte sur Adingra sur le long terme et loue régulièrement son attitude au travail. Pour l’ailier ivoirien, l’enjeu est désormais de profiter de chaque minute de jeu pour peser sur les rencontres, retrouver la confiance qui faisait sa force avec les Éléphants et inverser peu à peu la hiérarchie. Si la patience est de mise, la situation commence à agacer les supporters ivoiriens, qui espèrent voir leur jeune star retrouver rapidement un rôle à la hauteur de son talent.
