Alors que Gianni Infantino traverse l’une des crises les plus sérieuses de sa présidence à la FIFA, Samuel Eto’o lui apporte un soutien public de poids. Le président de la FECAFOOT estime que le dirigeant doit être jugé aussi sur son action en faveur du football africain : « Il a aidé notre continent », a-t-il notamment déclaré, appelant à reconnaître les progrès réalisés par plusieurs fédérations.
L’ancien capitaine du Cameroun défend particulièrement l’augmentation des moyens consacrés au développement et l’élargissement des opportunités offertes aux nations historiquement moins représentées. Pour Eto’o, Infantino a « changé le football » et permis à davantage de pays de rêver d’une participation à la Coupe du monde. Une position qui rejoint le soutien déjà affiché par la CAF au président de la FIFA.
Cette prise de parole intervient pourtant au pire moment pour Infantino. Des joueurs et anciennes stars réclament son départ, plusieurs responsables internationaux contestent sa gouvernance et son projet désormais abandonné d’ouverture d’une structure commerciale de la FIFA à des investisseurs privés a profondément fragilisé son autorité. Eto’o considère au contraire que la proximité de l’élection présidentielle de 2027 explique une partie de cette offensive.
Son soutien rappelle surtout que la bataille pour la FIFA ne se jouera pas uniquement en Europe. Avec 54 associations membres, l’Afrique constitue un bloc électoral majeur. Si Infantino conserve l’appui d’une large partie du continent, les appels à sa démission pourraient ne pas suffire à le faire tomber. La sortie d’Eto’o est donc bien plus qu’une défense personnelle : elle confirme que l’Afrique pourrait devenir l’un des arbitres de la prochaine bataille pour le pouvoir à la FIFA.
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