À l’approche des grands rendez-vous, la RDC accélère sur un chantier devenu stratégique, convaincre les binationaux de rejoindre les Léopards. Sous Sébastien Desabre, la sélection veut densifier son vivier avec des joueurs formés en Europe, capables d’apporter tout de suite en impact, en expérience et en intensité, dans un contexte où chaque détail compte pour passer un cap.
Les exemples récents illustrent cette offensive. Aaron Wan-Bissaka, né en Angleterre et passé par les équipes de jeunes anglaises, a été convoqué en mai 2025, un signal fort sur l’ambition du projet. À l’automne 2025, Desabre a aussi intégré des profils issus du vivier belge comme Michel-Ange Balikwisha, Matthieu Epolo et Mario Stroeykens, ensuite retenus dans le groupe annoncé pour la CAN au Maroc. Cette montée en puissance se fait avec un objectif clair, préparer la RDC à son match couperet du tournoi de barrages inter-confédérations de mars 2026, face au vainqueur de Jamaïque–Nouvelle-Calédonie, pour une place au Mondial 2026.
Reste un point sensible, l’administratif. La FECOFA et le staff rappellent que certains dossiers nécessitent des validations FIFA liées aux changements d’association, et la fédération met en avant un travail de procédure et de suivi pour “régulariser” les joueurs concernés. Preuve que le sujet est brûlant, le Nigeria a déposé une plainte fin décembre 2025 en accusant la RDC d’avoir aligné des joueurs inéligibles lors du barrage africain, une accusation rejetée par la FECOFA, tandis que la FIFA n’avait pas encore communiqué officiellement au moment de la dépêche Reuters.

