Le forfait de Victor Osimhen oblige Éric Chelle à revoir une partie de son plan offensif avant les matchs du Nigeria contre Madagascar et la Guinée-Bissau. L’attaquant reste la référence de la sélection dans la surface, autant par son volume de courses que par sa capacité à fixer les défenseurs et à finir les actions. Son absence ne peut donc pas être compensée par un simple remplacement poste pour poste.
Taiwo Awoniyi a été rappelé pour intégrer le groupe, mais le sélectionneur dispose de plusieurs autres profils. Ademola Lookman peut partir d’un côté ou se rapprocher de l’axe, Samuel Chukwueze apporte la percussion à droite, tandis que Moses Simon offre largeur et expérience. Tolu Arokodare, Akor Adams, George Ilenikhena et Moses Usor donnent également des solutions différentes. Chelle peut donc choisir de conserver une pointe physique ou de construire une attaque plus mobile.
Awoniyi est probablement l’option qui se rapproche le plus d’un avant-centre traditionnel parmi les joueurs disponibles, mais son absence de la sélection depuis 709 jours impose une certaine prudence. Lookman, lui, peut devenir le principal point de créativité et de finition sans forcément évoluer seul en pointe. Chukwueze peut profiter des déplacements intérieurs pour attaquer les espaces libérés et multiplier les situations de un contre un.
L’enjeu dépasse donc le nom du remplaçant d’Osimhen. Le Nigeria doit redistribuer les responsabilités : qui presse le premier, qui attaque la profondeur, qui occupe la surface et qui devient la principale cible dans les transitions ? Les deux premières journées des éliminatoires serviront de test immédiat. Sans son meilleur buteur, Chelle dispose encore d’un réservoir offensif important, mais il devra rapidement trouver une combinaison capable de produire des automatismes malgré le changement de dernière minute.
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