Le transfert de Mohamed Salah à Trabzonspor constitue l’un des mouvements les plus inattendus de l’été. Libre après neuf saisons à Liverpool, le capitaine de l’Égypte s’est engagé pour deux ans avec le club turc. À 34 ans, il avait encore la possibilité de poursuivre sa carrière dans plusieurs championnats majeurs ou de rejoindre une destination encore plus lucrative. Son choix de Trabzon provoque donc des réactions très contrastées.
Pour ses détracteurs, rejoindre le troisième du dernier championnat turc représente forcément un recul sportif après avoir passé près d’une décennie au sommet de la Premier League. Salah quitte un club habitué à jouer les premiers rôles européens pour une équipe qui doit passer par les barrages de Ligue Europa. Son contrat particulièrement avantageux, estimé à 17 millions d’euros par saison, alimente également l’idée d’un choix largement financier.
Mais l’autre lecture est différente. Salah souhaitait rester en Europe tout en trouvant un environnement correspondant davantage à ses priorités personnelles et familiales. La Turquie lui offre une culture familière, une ferveur populaire considérable et la possibilité de devenir immédiatement la figure centrale d’un projet sportif ambitieux. Son accueil spectaculaire à Trabzon a d’ailleurs montré l’impact déjà immense de son arrivée.
Le véritable jugement dépendra désormais du terrain. Si Salah permet à Trabzonspor de lutter pour le titre et de réaliser un parcours européen marquant, son choix apparaîtra beaucoup plus audacieux que régressif. Dans le cas contraire, son départ de Liverpool restera probablement interprété comme le début assumé de la dernière partie de sa carrière.








