À l’approche de la CAN 2025 organisée au Maroc, le bilan récent des Lions de l’Atlas en Coupe d’Afrique ne laisse aucune marge à l’erreur. Depuis l’an 2000, le Maroc n’a jamais rejoué de finale, hormis celle perdue en 2004. Le reste ressemble à une série de rendez-vous manqués : éliminations dès la phase de groupes en 2000, 2002, 2006, 2008, 2012 et 2013, disqualification en 2015, sorties en quart de finale en 2017 et 2021, puis au simple huitième de finale en 2019 et 2023. Un contraste brutal avec le statut de première nation africaine à avoir atteint les demi-finales d’une Coupe du monde en 2022.
Pourtant, le Maroc dispose aujourd’hui de l’un des réservoirs de talents les plus riches du continent, d’infrastructures modernes et d’un public capable de transformer chaque match en volcan. À domicile, la pression sera double : effacer deux décennies d’échecs en CAN et confirmer que l’exploit du Mondial n’était pas un feu de paille. Le véritable enjeu ne sera pas seulement de sortir des poules, mais de casser enfin le plafond de verre qui bloque les Lions de l’Atlas depuis 2004 et d’aller chercher un titre continental qui échappe au pays depuis… 1976. La CAN 2025 s’annonce donc comme un examen de vérité pour toute une génération.


