À l’approche de l’Assemblée générale élective fixée au 8 novembre, un tournant s’opère au sein du club vert et rouge. Kuyo Téa Narcisse, président sortant, a fait savoir qu’il ne déposera pas de dossier de candidature. Son entourage l’a confirmé en interne avant le point presse annoncé cette semaine. Le patron sortant avait déjà entretenu le doute en août en expliquant que ce n’était pas le moment de parler de sa candidature. Le calendrier électoral communiqué par la Commission technique confirme que la fenêtre de dépôt des dossiers court du 16 au 26 octobre et qu’une nouvelle direction sera élue début novembre.
Ce retrait clarifie un paysage où plusieurs prétendants se sont positionnés. Les noms de Koné Cheick Oumar et de Jean Michel Deignan reviennent avec insistance dans les médias spécialisés. La compétition s’annonce ouverte puisque l’Africa Sports sort d’une période de turbulences sportives et institutionnelles qui a alimenté les critiques d’une partie des supporters et anciens responsables. La perspective d’une nouvelle gouvernance nourrit l’espoir de remettre de l’ordre dans l’organigramme et d’accélérer la reconstruction sportive.
Sportivement, le prochain président héritera d’un chantier connu. L’équipe a besoin de stabilité technique, d’un cadre budgétaire lisible et d’une meilleure articulation entre formation et recrutement. La mission sera de reconstruire une identité compétitive dans un championnat de plus en plus exigeant. Le retrait de Kuyo Téa recentre le débat sur les programmes plutôt que sur les personnes et ouvre une fenêtre pour un projet fédérateur, attendu par un public qui réclame de la clarté et des résultats.

