Samuel Eto’o ne se contente plus de défendre Gianni Infantino. Le président de la FECAFOOT appelle désormais les fédérations africaines à reconnaître ce que le patron de la FIFA a apporté au continent et à continuer de le soutenir à l’approche de l’élection présidentielle de mars 2027. Une prise de position stratégique au moment où l’unité affichée par la CAF pourrait commencer à se fissurer.
Car derrière le soutien officiellement réaffirmé par la Confédération africaine, une opposition interne serait en train de s’organiser. Jusqu’à 15 fédérations africaines seraient disposées à ne pas soutenir Infantino en 2027, tandis que de hauts responsables du continent auraient approché le secrétaire général de la FIFA, Mattias Grafström, pour sonder sa disponibilité comme éventuel candidat. D’autres alternatives sont également évoquées dans le football mondial.
Cette possible fracture rend l’intervention d’Eto’o particulièrement importante. L’ancien capitaine camerounais estime qu’Infantino a permis aux fédérations africaines de se développer plus rapidement et offert davantage d’opportunités aux petites nations, notamment grâce à l’élargissement de la Coupe du monde. Pour lui, la contestation actuelle s’explique aussi par l’approche de l’élection. Mais certains dirigeants africains contesteraient désormais plusieurs orientations prises par la FIFA, au-delà du seul projet d’investissement privé finalement abandonné.
Avec 54 associations membres, l’Afrique représente l’un des blocs électoraux les plus puissants de la FIFA. Si la CAF reste officiellement derrière Infantino mais qu’une quinzaine de fédérations font dissidence, le continent pourrait passer du statut de soutien presque acquis à celui d’arbitre de l’élection. Eto’o vient donc d’entrer pleinement dans la bataille politique : son défi sera désormais de savoir si son influence peut empêcher la fronde africaine de prendre de l’ampleur.
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