Deux matchs et deux scores impressionnants. Mamelodi Sundowns Ladies a écrasé Nsingizini Hotspurs 8-0 dans les qualifications COSAFA, tandis que Commercial Bank of Ethiopia a infligé un 11-0 au FC Ujeco dans la zone CECAFA. Ces résultats spectaculaires posent une question plus large sur les différences de niveau entre les clubs féminins africains.
Le premier écart concerne les moyens. Certaines équipes disposent déjà d’un encadrement structuré, d’entraînements réguliers, de joueuses internationales et d’une expérience des compétitions continentales. D’autres évoluent encore dans des championnats où les ressources financières, les infrastructures et le nombre de matchs disputés restent beaucoup plus limités.
La professionnalisation avance également à des vitesses très différentes. L’Afrique du Sud possède l’un des environnements féminins les plus structurés du continent, ce qui permet à Sundowns de construire année après année un effectif capable de rivaliser au niveau continental. Dans d’autres pays, les meilleures joueuses doivent encore composer avec des conditions semi-professionnelles ou des calendriers nationaux moins développés.
Ces scores ne signifient pourtant pas que les qualifications zonales sont inutiles. Elles offrent justement aux clubs moins expérimentés une exposition internationale indispensable à leur progression. Mais les 8-0 et 11-0 rappellent que le développement du football féminin africain ne dépend pas seulement de la création de compétitions. Pour réduire durablement les écarts, il faudra aussi renforcer les championnats nationaux, la formation, les infrastructures et les investissements accordés aux clubs.







