Ils comptent parmi les clubs les plus connus de leur pays, certains ont disputé plusieurs finales et d’autres dominent régulièrement leur championnat. Pourtant, dix grands noms du football africain attendent toujours leur premier trophée interclubs CAF. À l’approche de la saison 2026-2027, la CAF a remis en lumière une anomalie historique qui concerne notamment Al Hilal, Simba SC, Young Africans, CR Belouizdad, Coton Sport, Petro de Luanda, Dynamos, Heartland, Nkana FC et le MC Oran. (Confédération Africaine de Football)
Al Hilal possède probablement le dossier le plus spectaculaire. Le géant soudanais a atteint deux fois la finale de la principale compétition africaine, en 1987 puis en 1992, sans parvenir à soulever le trophée. Simba connaît une frustration comparable : finaliste de la Coupe de la CAF en 1993, le club tanzanien est revenu jusqu’en finale de la Coupe de la Confédération en 2025 avant d’échouer de nouveau. Son grand rival Young Africans avait lui aussi touché le titre du doigt en 2023. (Confédération Africaine de Football)
Le Camerounais Coton Sport symbolise également cette frontière entre domination nationale et consécration continentale. Finaliste de la Coupe de la CAF en 2003 puis de la Ligue des champions en 2008, il n’a toujours pas réussi à franchir la dernière marche. Petro de Luanda, malgré sa puissance en Angola, attend lui aussi depuis sa finale de Coupe de la CAF perdue en 1997. (Confédération Africaine de Football)
L’histoire est parfois encore plus cruelle. Heartland a terminé deux fois vice-champion d’Afrique, en 1988 sous son ancienne identité d’Iwuanyanwu Nationale puis en 2009. Nkana FC a perdu la finale africaine de 1990 aux tirs au but, tandis que le MC Oran avait connu le même scénario un an auparavant face au Raja Casablanca. Dynamos, finaliste en 1998, complète cette collection de géants passés tout près du sommet. CR Belouizdad, de son côté, a atteint plusieurs demi-finales continentales sans encore transformer sa puissance nationale en trophée CAF. (Confédération Africaine de Football)
Cette liste rappelle surtout que la grandeur nationale ne garantit rien en Afrique. Les déplacements, les doubles confrontations, la pression des matchs retour et la capacité à conserver un effectif compétitif rendent les compétitions CAF extrêmement difficiles à gagner. Pour plusieurs de ces clubs, la saison 2026-2027 offre donc bien davantage qu’une nouvelle campagne : elle représente une nouvelle occasion de supprimer enfin l’une des lignes les plus frustrantes de leur histoire.
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