Être champion dans son pays ne signifie pas automatiquement être bien classé par la CAF. Pour établir la hiérarchie des clubs africains, la Confédération africaine de football regarde surtout leurs performances sur la scène continentale au cours des dernières saisons.
Le classement prend en compte les résultats obtenus pendant cinq saisons dans les principales compétitions interclubs de la CAF, notamment la Ligue des champions et la Coupe de la Confédération. Plus un club va loin régulièrement, plus il accumule de points.
Une qualification en phase de groupes, un quart de finale, une demi-finale ou une victoire finale n’ont évidemment pas la même valeur. Les performances récentes jouent également un rôle particulièrement important. Ainsi, un ancien géant africain qui ne réalise plus de bons parcours peut progressivement descendre, tandis qu’un club performant plusieurs années de suite peut rapidement remonter dans la hiérarchie.
Ce classement possède surtout des conséquences concrètes. La CAF l’utilise pour répartir les équipes dans différents chapeaux lors des tirages au sort. Certaines formations très bien classées peuvent également bénéficier d’un accès plus favorable aux tours préliminaires.
Voilà pourquoi le palmarès historique ne suffit pas. Un club peut posséder plusieurs Ligues des champions et être dépassé au classement par une équipe moins titrée mais beaucoup plus performante récemment. Le classement CAF cherche donc avant tout à mesurer la puissance continentale actuelle plutôt que la grandeur historique d’un club.
Votre rendez-vous : Le Brief FootAfrique — Matin.








