Voir un joueur porter le maillot d’un pays puis représenter une autre sélection peut sembler impossible. Pourtant, les règlements de la FIFA autorisent certains changements de nationalité sportive. Tout dépend des matchs déjà disputés et de la situation du joueur.
Le cas le plus simple concerne généralement les sélections de jeunes. Avoir représenté un pays chez les U17, U20 ou Espoirs ne signifie pas nécessairement que le joueur devra défendre cette nation toute sa carrière. S’il possède ou obtient une autre nationalité et remplit les critères d’éligibilité, il peut demander à représenter cette seconde fédération.
Les matchs avec la sélection A changent la situation. Des apparitions en rencontres amicales ne ferment pas nécessairement la porte. Même certains joueurs ayant disputé des rencontres officielles peuvent encore changer sous des conditions très strictes.
La FIFA prévoit notamment une exception lorsqu’un joueur a disputé au maximum trois rencontres avec la sélection A, avait moins de 21 ans lors de sa dernière apparition officielle concernée, possédait déjà la nationalité de sa future sélection au moment requis et n’a jamais participé à une phase finale de Coupe du monde ou de compétition continentale avec son premier pays. Dans certaines situations, au moins trois années doivent également s’être écoulées depuis sa dernière apparition internationale.
Le changement n’est jamais automatique. Une demande officielle doit être déposée et approuvée par la FIFA. Une fois autorisé et effectivement engagé avec sa nouvelle sélection, le choix devient généralement définitif. C’est pourquoi les dossiers de binationaux peuvent parfois rester ouverts pendant plusieurs années.








