Idriss Diallo, président de la Fédération ivoirienne de football, estime que passer à une CAN organisée tous les quatre ans serait une décision « rationnelle » pour régler durablement la question de la libération des joueurs. Selon lui, le cœur du problème reste simple, les clubs sont les employeurs des internationaux, et la seule période où ils ont l’obligation de les libérer correspond aux dates FIFA. L’objectif affiché serait donc d’aligner davantage le calendrier africain sur le calendrier international, tout en tenant compte des contraintes climatiques qui obligent parfois l’Afrique à décaler ses grandes compétitions.
Dans cette logique, Diallo met en avant un enjeu majeur pour la CAF, garantir la présence de toutes les stars, augmenter le niveau sportif et renforcer la valeur commerciale de la compétition, sans pénaliser une génération. L’idée vise aussi à limiter les tensions récurrentes avec les clubs européens, souvent réticents à voir leurs joueurs partir en plein milieu de saison.
Pour éviter un vide entre deux CAN espacées de quatre ans, la CAF préparerait le lancement dès 2029 d’une Ligue des nations africaines, annoncée comme une compétition d’abord zonale puis continentale, programmée sur un créneau FIFA. Un format pensé pour maintenir une dynamique régulière, offrir plus d’affiches, et créer un rendez vous récurrent sans surcharge du calendrier.

