Le problème des infrastructures continue de peser lourdement sur les compétitions africaines. Au lancement des éliminatoires de la CAN 2027, douze sélections sont contraintes de recevoir leurs adversaires sur terrain neutre parce qu’aucun stade de leur pays ne répond actuellement aux exigences d’homologation fixées pour les rencontres internationales. Une situation qui retire à ces équipes une partie importante de l’avantage du domicile.
Les critères portent notamment sur la qualité de la pelouse, l’éclairage, les vestiaires, les zones médias, la sécurité, les accès et les dispositifs médicaux. Lorsqu’une enceinte ne satisfait pas aux standards, la fédération concernée doit choisir un stade homologué dans un autre pays. Cela entraîne des coûts supplémentaires de transport et de location, mais aussi une perte de recettes et un éloignement des supporters.
Le phénomène n’est pas nouveau, mais le nombre de nations concernées rappelle l’écart qui subsiste entre les ambitions sportives du continent et la disponibilité d’infrastructures conformes. Certaines fédérations ont engagé des travaux de rénovation, mais les calendriers serrés et les inspections de la CAF ne permettent pas toujours d’obtenir une validation à temps. Les joueurs eux-mêmes doivent s’adapter à un faux match à domicile, souvent joué devant un public réduit.
Au-delà de cette campagne, le dossier devient un enjeu de développement. Disposer d’un stade homologué conditionne la capacité d’une sélection à jouer devant son public et à construire une économie locale autour des matchs. Les douze équipes déplacées devront donc gérer une difficulté sportive supplémentaire pendant que leurs fédérations cherchent des solutions durables. Pour la CAN 2027, la qualification se jouera aussi, indirectement, sur la qualité des infrastructures nationales.
À suivre : Tracker CAN 2027 — calendrier, résultats et qualifications.
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