Attendu comme un patron au milieu, Yves Bissouma n’a jamais totalement imposé sa loi sur cette CAN et son quart de finale a résumé ses difficultés. Face au Sénégal, le milieu malien a d’abord écopé d’un premier avertissement dès la 23e minute, avant de recevoir un second carton dans le temps additionnel de la première période, synonyme d’expulsion. Réduit à dix, le Mali a ensuite craqué, battu 1-0 sur un but d’Iliman Ndiaye à la 27e minute, et quitte la compétition avec le sentiment d’un immense gâchis.
Cette fin brutale renvoie surtout à un constat plus large. Bissouma a alterné phases solides et passages à vide, parfois trop nerveux dans l’impact, pas assez constant dans l’influence, comme si son tournoi n’avait jamais trouvé le bon tempo. Et dans une période déjà mouvementée en club, marquée récemment par des épisodes disciplinaires à Tottenham, il lui reste à remettre de l’ordre dans son jeu et dans son leadership pour redevenir le joueur dominant que le Mali attendait.

