Le 5-0 contre l’Érythrée a donné de l’oxygène à l’Afrique du Sud, mais il a aussi accentué un problème pour Pitso Mosimane : son milieu de terrain change presque à chaque match sous l’effet des blessures. Teboho Mokoena et Aubrey Modiba figuraient déjà parmi les joueurs touchés avant la rencontre du Caire. Bathusi Aubaas a ensuite dû quitter la pelouse après seulement onze minutes. À l’approche du test contre l’Égypte, le secteur central devient donc le principal chantier du sélectionneur.
Le défi n’est pas seulement numérique. Mosimane doit retrouver une structure capable d’assurer trois fonctions : protéger la défense, faire avancer le ballon et alimenter rapidement les joueurs offensifs. Face à l’Érythrée, la supériorité collective a permis de compenser les changements. Contre l’Égypte, la pression sera plus forte et les pertes de balle au cœur du jeu peuvent coûter beaucoup plus cher. L’absence simultanée de plusieurs joueurs d’expérience oblige à redistribuer les responsabilités.
Le sélectionneur peut répondre par des profils différents. Un milieu plus physique peut sécuriser les duels et les secondes balles, tandis qu’un joueur plus technique peut aider à sortir du pressing. L’autre option consiste à utiliser la polyvalence de certains éléments pour former un double pivot plus prudent derrière les créateurs. Ce choix aura une conséquence directe sur la liberté accordée à Relebohile Mofokeng et Oswin Appollis, très influents contre l’Érythrée.
L’amical contre l’Égypte devient donc un test de profondeur plus qu’un simple rendez-vous de prestige. Mosimane doit savoir si son équipe conserve son identité quand ses titulaires habituels au milieu ne sont pas disponibles. La réponse pèsera sur la suite des qualifications : une sélection capable de survivre aux absences dans le cœur du jeu est beaucoup moins dépendante d’un onze idéal. Après deux victoires, l’Afrique du Sud doit maintenant prouver que son équilibre ne repose pas sur quelques noms seulement.
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