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Un jeune international africain appelé avec sa sélection nationale
Les qualifications pour la CAN 2027 accélèrent le renouvellement de plusieurs grandes sélections africaines après le Mondial 2026.

Après le Mondial 2026, plusieurs grandes nations africaines ont choisi le même moment pour se régénérer

Les semaines qui suivent une Coupe du monde ont toujours une valeur particulière pour les sélections. En septembre 2026, cette fenêtre a pris une ampleur inhabituelle en Afrique : retraites de joueurs majeurs, changements de sélectionneurs et premières convocations de jeunes talents se sont produits presque simultanément. À moins d’un an de la CAN 2027, plusieurs grandes nations ont choisi de ne pas repousser leur renouvellement.

La raison la plus simple est le calendrier. Le Mondial vient de se terminer, alors que la prochaine CAN débutera en juin 2027. Les staffs disposent donc de quelques mois pour tester de nouvelles associations sans attendre l’urgence d’une phase finale. La CAF elle-même a présenté dix jeunes joueurs à suivre dans les qualifications en soulignant que l’après-Coupe du monde est traditionnellement un moment de rafraîchissement des effectifs. Cette fois, le mouvement touche autant les joueurs que les bancs.

Le Maroc a installé Mohamed Ouahbi chez les A et convoqué plusieurs jeunes, dont Abdellah Ouazane, Yassir Zabiri et Soufian El Faouzi. L’Algérie a confié l’équipe à Ibrahim Hamdani, qui a immédiatement ouvert une forte concurrence au milieu et en attaque. Hervé Renard a rappelé huit nouveaux joueurs avec la Côte d’Ivoire. En Tunisie, Mouine Chaâbani n’a conservé que 14 éléments du groupe présent au Mondial et a rappelé certains cadres tout en donnant des premières convocations.

Les départs accélèrent le processus. Riyad Mahrez, Aïssa Mandi, Édouard Mendy, Jean-Michaël Seri, Seko Fofana et Iñaki Williams ont tous arrêté leur carrière internationale en 2026. Le Sénégal doit réorganiser sa hiérarchie dans les buts, l’Algérie redistribue une partie de sa création, et la Côte d’Ivoire perd deux milieux liés à son titre continental. Ces retraites libèrent des places mais aussi des responsabilités que les nouveaux venus ne récupèrent pas automatiquement.

L’Afrique du Sud complète ce tableau avec le retour de Pitso Mosimane et cinq nouveaux appelés, tandis que d’autres sélections utilisent les éliminatoires pour élargir leur base. Le phénomène n’est donc pas une crise collective de génération. Il ressemble davantage à une synchronisation des calendriers : un Mondial terminé, une CAN proche et des cycles de joueurs arrivés à maturité au même moment. Les équipes qui réussiront leur transition seront celles qui trouveront assez vite un nouvel équilibre sans sacrifier les repères encore utiles de la génération précédente.

Le risque inverse existe : changer trop de choses à la fois. Une défense rajeunie, un nouveau gardien, un milieu recomposé et un staff inédit peuvent réduire les automatismes même lorsque le talent individuel augmente. C’est pourquoi plusieurs sélectionneurs gardent des vétérans capables de stabiliser les séances et les matches. Le renouvellement de 2026 se joue donc sur le dosage. La CAN 2027 arrivera assez vite pour sanctionner les expériences mal maîtrisées, mais assez tard pour permettre aux groupes les plus cohérents de faire émerger une nouvelle colonne vertébrale avant le tournoi en Afrique de l’Est.

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